02 décembre 2008
Au sujet de Devotee
""Devotee : litt. fanatique, adorateur.
Hervé
aime les mecs de 20 ans. Mais il n'est pas toujours facile de
satisfaire ses désirs quand on est différent des modèles qui ornent les
couvertures de magazines."
Telle est la présentation officielle
de ce dvd diffusé et vendu au profit de l'Association AGLH (Association
Gay Lesbienne et Handicap) dont le Président Hervé CHENAIS est le
"Hervé" du film.
Il est proposé et diffusé à 18 € (port offert) par l'AGLH.
Hervé
est "différent" en effet puisqu'il n'a pas de mains... juste des bras
"sans mains" ! Des "mains" qui ressemblent à des Gods ... et quand on
sait l'importance du "Phallus" chez les mecs en général (gays comme
hétéros), Hervé en propose 3 pour le prix d'1 ! Où est le handicap
alors ??? Mr est un superman (Gay) !!!
Seulement, se servir de
son "handicap" comme d'un objet sexuel est encore "tabou" ... on va
parler de "perversion" ... or la personne handicapée a besoin de vivre
sa sexualité comme tout le monde, non ? et de pouvoir choisir sa
sexualité ou son orientation sexuelle aussi, non ?"
"Etonnant!
Je ne rejète pas le principe, mais
la particularité dont tu nous parles devrait pour autant être banalisée
dans l'intimité de cette personne comme toute particularité de tout un
chacun sur le plan sexuel.
Je n'y vois aucune perversion, mais présenté de la sorte celà pourrait devenir du "voyeurisme".
C'est juste mon avis.
... mais mon pauvre Anne Marc , dans ce contexte, évitons d'écrire "Gods" de cette manière
"
Ma réponse : "Non, ce film ne sort pas en salle ... justement parce que "handicap" et "gay" semblent en gêner plus d'un(e) ...
Y a qu'à voir le mot de *** : "mon pauvre" qui est à peine respectueux ... pauvre pourquoi ???
Moi qui ne suis pas "gay" , je me trouve, au contraire, très "riche" de mon Ouverture d'esprit ...
Comment écrire "GOD" alors ???
Et
un film "porno" est toujours du voyeurisme, non ??? Cachons ce bras
"sans main" que je ne saurai voir ... tu n'es pas obligé(e) d'acheter
ou de voir ..." Mais laisse-nous LIBRE d'aimer de tels films ... différents !
"Ce n'était seulement que mon avis.
.. et j'ai bien écrit que je ne rejetais pas le principe, et je n'ai pas écris non plus que tu étais irrespectueux...
ps: gode, sans majuscule et avec un "e" au bout, l'effet n'en est que meilleur...
ps2:
et le "pauvre" c'était juste une petite boutade gentille relative à
celle que tu as dit à *** sur sa petite erreur orthographique, lol,
rien de bien méchant.
ps3: je n'ai rien contre les gay"
Ah ! il faut écrire GOD avec E ???
18 novembre 2008
Transgender Day of Remembrance
Info : Etudions Gayment organise ce jeudi 20 novembre et pour la première fois, le TDOR sur la fac de Nanterre. Le Transgender Day Of Remembrance sera l'occasion de toucher un public peu familier avec ces questions. Venez nous aider à être visibles en portant du violet. Rdv à 10h au local d'Etudions Gayment et toute la journée sur la fac pour des actions de visibilité et des diffusions de tracts. Faites tourner.
Etudions Gayment local G208, université Nanterre (RER A Nanterre Université)
Chaque jour des trans sont invisibiliséEs, insultéEs, agresséEs, assassinéEs, mais chaque jour nous luttons contre les discriminations dont nous sommes l’objet et nous nous battons pour exister. Le Transgender Day Of Remembrance (TDOR) est l’occasion de montrer que nous sommes là et que nous continuerons à lutter pour nos droits.
Être trans (transsexuelLE, transgenre…) c’est ne pas se reconnaître dans les catégories d’ « homme » et de « femme » qu’on nous colle sur le dos à la naissance. C’est refuser de se définir par rapport à un système normatif qui rabat le genre (identité sociale, culturelle) sur le sexe (biologique, génital) : la sacro-sainte « Différence des sexes ». Nous refusons de nous laisser enfermer dans ce système binaire (H ou F, bleu ou rose, 1 ou 2 pour la sécu … 3 ???) et préférons explorer nos corps et nos identités de genre comme de multiples possibilités encore à découvrir. Cela peut aller du simple jeu sur les représentations (notamment à travers les vêtements) à une transition physique (hormones, opérations), voire à un changement d’état civil.
La transphobie est un ensemble de pratiques (gestes, regards, paroles) qui nous refuse ce droit à nous auto-déterminer, c’est-à-dire à être qui nous sommes. Cela passe par des assignations de genre constantes et souvent inconscientes (pourquoi dis-tu « bonjour madame/monsieur » quand tu pourrais simplement dire « bonjour » ?), ou par des difficultés à voyager ou à retirer un paquet à la Poste parce qu’on n’a pas la tête de ses papiers. La transphobie au quotidien, c’est le fait de désigner une personne par un genre dans lequel elle ne se reconnaît pas ou plus. Mais il existe des formes et des degrés de transphobie encore plus graves et malheureusement très fréquents : insultes, coups et violences qui peuvent aller jusqu’au meurtre.
En outre, ces actes sont légitimés par une transphobie institutionnelle (médicale, judiciaire, étatique…). En France, entamer un parcours trans officiel suppose d’entrer dans un protocole médico-judiciaire lourd qui donne un pouvoir démesuré aux psychiatres, autoproclamés « experts » en transsexualité. Cette expertise, qui n’est en fait qu’une idéologie du genre déguisée, s’appuie sur des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé pour qui les trans sont des « malades mentaux » qu’il faudrait par conséquent soigner. Le peu de cas qui est fait des questions trans à la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité est enfin symptomatique de la surdité de l’Etat concernant ces discriminations : la HALDE ne prend en compte, de façon parcellaire, les questions de transphobie que depuis un an.
Face à ce constat de désengagement des pouvoirs publics contre les violences auxquelles nous nous heurtons quotidiennement, nous avons choisi de nous visibiliser en investissant l’espace de la fac : pour que l’université ne soit pas un lieu par lequel passe la transphobie, fais gaffe à ce que tu fais, fais gaffe à ce que tu dis…
Exigeons ensemble :
- la dépsychiatrisation des
trans (retrait de la liste des maladies mentales et l’instauration d’un réel
dialogue entre psys et trans)
- Une vraie politique de lutte contre les
discriminations liées au genre
- Un accès plus facile au changement d’état
civil
- Le remboursement des frais médicaux et chirurgicaux liés
au processus de transition
17 novembre 2008
Droit à l'IVG
"La défense du droit à l'IVG reste aujourd'hui un enjeu
majeur des luttes féministes
Car
s'opposer à l'IVG, c'est affirmer la volonté de perpétuer le contrôle religieux,
social et politique des corps des femmes, qui participe à la construction
sociale de la maternité comme le rôle social auquel les femmes sont assignées.
La maternité vue comme une fonction « naturellement » féminine renvoie à la
différenciation posée comme essentielle entre hommes et femmes, sur la base de
marqueurs biologiques, différenciation qui est au fondement du système
d'oppression de genre. Cette construction sociale impose une vision stéréotypée
de la « féminité » et de la « masculinité », ouvrant la voie à
la lesbophobie, l'homophobie et la transphobie. Elle se traduit par des
injonctions normatives à l'hétérosexualité, seule sexualité légitime et
acceptable dans un but de reproduction, toutes autres pratiques sexuelles étant
dès lors transgressives et déviantes, mais aussi à un modèle de société centré
sur la famille bourgeoise, vecteur de transmission du patrimoine et pilier du
capitalisme.
Pour affirmer notre liberté de vivre notre sexualité de manière non
hétérocentrée (c'est à dire sans l'associer nécessairement à un but
reproductif), d'expérimenter toutes formes de sexualités, d'avoir accès à l'IVG,
à la contraception, aux préventions (VIH, IST), de construire notre genre, de ne
pas se laisser imposer une identité sexuée et sociale sur
la base de marqueurs biologiques, de refuser que nos corps soient des
instruments de notre aliénation par un système productiviste au service du
capitalisme et de la reproduction du modèle de la famille hétéronormée,
revendiquons une nouvelle fois que nos corps nous appartiennent !
Ces chieuses de féministes, collectif féministe contre l'ordre moral."
Danser Contre le SIDA
À la veille du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, Act Up-Paris vous invite à faire la fête.
Dimanche 30 novembre de 18 heures à 06 heures le lendemain matin, PROTOCOLE CLUB / DANSER = VIVRE
12 heures / 12 DJs : Elias, Tommy Marcus, Cléo, Ben Manson, Cédric Esteban, Sébastien Triumph, Samy Jo, Marc Ro/Ben, Michael Marx, David Judge, Nicolas Nucci, Manue G
Live shows, surprises, performances…
Au ShowCase, pont Alexandre III, Port des Champs-Elysées, Paris 8ème
<http://www.actupparis.org/article3569.html>
merci de bien vouloir diffuser cette information auprès de tous vos
amis.
il s'agit d'une soirée de collecte.
30 octobre 2008
Cinéfables ce week-end à Paris
Je sais que ça a lieu ce samedi mais comme c'est "non-mixte" et anti-trans (je fus exclue une fois même avec ma carte d'adhérente que j'ai du rendre car on m'a accusée de l'avoir volé à ma soeur) , je ne reçois donc pas les infos ... ou alors par ouï-dire ... Merci Anna pour l'info mais c'est un peu mince ...
13 octobre 2008
Queer Food for Love
Anna m'a invitée pour le lendemain à ... éplucher des "patates" transformées en "betteraves" ... pour préparer un Menu Végétarien ...
J'y ai retrouvé un collègue du web : Sam Spade (ftM) ... et ai fait d'autres connaissances nouvelles : Guillaume (travesti en "femme"), deux étudiant(e)s des USA, un "pompier" (les Village People aussi "nice") etc...
Seul bémol : pas de féculent cuit avant 21 h ... et comme je suis diabétique, je suis allée me chercher un Grec ... avec Interdiction de rentrer ... car toute "viande" est interdite d'entrer ... j'ai donc mangé dans la rue mais j'ai pu faire ma piqûre d'insuline à l'intérieur et non dans la rue !!!
Morale de l'histoire : la prochaine fois, je viendrais avec mes patates que j'éplucherai ... pour être sûre de pouvoir manger avec le reste de cette joyeuse troupe !!!